Le diagnostic de fertilité

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Ce diagnostic est plus large que l'analyse de terre, qui elle, permet d'apprécier le potentiel nutritif du sol mais ne prend en considération que le rôle de la couche de sol travaillée par l'agriculteur dans le comportement de la culture.
Le ministère chargé de l’Agriculture tient à jour une base de données des analyses de terre réalisées en France : bdat.gissol.fr/geosol
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Indicateurs de qualité physique
Indicateurs de qualité chimique
Indicateurs de qualité biologique

 

L'analyse de terre peut répondre à différents objectifs :

D'autres observations faites sur la parcelle doivent être prises en considération :

D'autres méthodes comme la respirométrie, les mesures enzymatiques peuvent également donner des informations sur le développement des micro-organismes et l'évolution de la matière organique du sol. Ce ne sont pas des méthodes de routine.

 

Indicateurs de qualité physique

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A partir d'un prélèvement d'échantillon de terre, l'analyse physique étudie le type de sol et les stocks de carbone au travers de :
  • la granulométrie, qui définit la répartition des particules minérales de la terre fine, entre l'argile, les sables, les limons –fin et grossier-
  • la matière organique, calculée à partir de la teneur en carbone organique mesurée dans le sol préalablement séché et tamisé à 2 mm.
  • d'autres mesures telles que les caractéristiques hydriques du sol (capacité de rétention d'eau), la stabilité structurale du sol (type de cultures/apports organiques). Ce ne sont pas des méthodes de routine.
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les méthodes d'échantillonnage
(Fiche FERTI-pratiques N°2 – Analyse de terre)
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L'échantillonnage de sol est constitué par mélange de 12 à 14 prélèvements individuels réalisés à une profondeur de 25 à 30 cm dans les terres arables. On considère que les plantes trouvent la majeure partie de leur alimentation dans ce volume de terre ;

Pour qu'un échantillon soit représentatif, il faut :

  • prélever dans une zone homogène
  • prélever toujours à la même saison
  • adopter une méthode et la conserver pour les analyses suivantes
  • attendre au minimum de 2 à 4 mois après un apport de fumier ou d'engrais.

 

Deux méthodes d'échantillonnage

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D'après GEMAS

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Le recours à un laboratoire agréé par le Ministère de l'Agriculture garantit la mise en œuvre de méthodes normalisées d'analyse.

 

Indicateurs de qualité chimique

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L'analyse chimique permet d'étudier les conditions physico-chimiques de la parcelle ainsi que l'évaluation quantitative des éléments minéraux nutritifs présents et disponibles pour les cultures.
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Elle concerne classiquement les mesures suivantes :

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Pour en savoir plus

L'analyse chimique
Quelques clés pour comprendre les résultats d'analyse

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Indicateurs de qualité biologique

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L'analyse biologique permet d'évaluer l'évolution du statut organique du sol. Un premier indicateur est le rapport C/N (carbone total sur azote total du sol).
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Un rapport C/N < 10 met en évidence une vie microbienne intense qui ne va pas dans le sens de la formation de composés organiques stables.

En complément, il y a la détermination du coefficient de minéralisationminéralisationDéfinition: Transformation de la matière organique qui conduit à la formation de sels minéraux où les éléments fertilisants deviennent solubles et accessibles aux plantes....
K2 (analyse non disponible en routine), il permet d'élaborer un diagnostic des conditions d'évolution de la matière organique.

On peut enfin mesurer trois compartiments au sein de la matière organique du sol :

  1. la Matière Organique Vivante (MOV) ou biomasse microbienne qui regroupe les micro-organismes du sol (bactéries, champignons…). On calcule la quantité de carbone qui est générée par des vapeurs de chloroforme (technique de fumigation-extraction) appliquées sur les organismes vivants. Le carbone organique émis est alors comparé à celui d'un échantillon témoin du sol, non fumigé. Le supplément de carbone extractible est directement proportionnel à la biomasse microbienne présente.
  2. la Matière Organique Labile (MOL), qui est la matière organique non vivante, extraite à l'eau chaude sous pression
  3. la Matière Organique Stable (MOS), qui résulte de la différence entre la Matière Organique Totale et la somme de Matière Organique Vivante et de la Matière Organique Labile. Ce compartiment est le plus important (75% du total).

 Le carbone fixé par la photosynthèsephotosynthèseDéfinition: La photosynthèse végétale consiste à réduire le dioxyde de carbone de l'atmosphère par l'eau absorbée par les racines à l'aide de l'énergie solaire captée par les feuilles, en présence de sels minéraux, avec libération d'oxygène, afin de produire des glucides....
des plantes est la source d'énergie des organismes vivants dans le sol. L'aération du sol, son humidité, son pHpHDéfinition: Notation qui rend compte de la concentration en ions H+ du milieu et désigne ainsi le caractère très acide (pH 4 à 5,5), acide (5,5 à 6,8), neutre (6,8 à 7,2) ou alcalin (supérieur à 7,2) d’un sol....
et sa température sont les principales conditions de leur développement.

 

Les indicateurs de l'activité biologique

Les analyses permettent de mesurer soit la quantité, soit l'activité des microorganismes.

  • La quantité de la biomasse microbienne est appréciée par la détermination du carbone organique dans la matière vivante de l'échantillon. L'extraction de l'ADN microbien du sol est une autre méthode utilisée en recherche par l'INRA.
  • L'activité des microorganismes est appréciée soit par leur respiration correspondant au CO2 dégagé par l'échantillon de terre, soit par le résultat d'une fonction spécifique comme la nitrification de l'azote ammoniacal par exemple.

Les laboratoires fournissent la méthode de prélèvement et de conservation au froid de l'échantillon à leur adresser.